jeudi 17 avril 2014

Annecy : fin de parcours !

Voilà, le projet Parcours Littéraire à Annecy a pris fin mardi à l'école Vaugelas du centre ville.

Un régal, avec des petits bien motivés !

Le thème choisi par la bibliothèque Bonlieu était "les métiers", et on est donc partis de mon album "Le laboureur des nuages et autres petits métiers imaginaires".
Nous avons poursuivi le travail démarré en février dans ces deux classes.

Bravo à tous ces auteurs en herbe, qui ont des idées (et beaucoup d'humour !) de métiers d'avenir, comme le détorticolieur de diplodocus (on y pense pas assez souvent), le vendeur de sushis de licorne, la dompteuse de vague, la coiffeuse d'arbres et le postier sur tapis volant (entre autres !).

Merci à Laure pour cette invitation et les balades dans les si jolies rues d'Annecy !









samedi 12 avril 2014

Mes cauchemars en dédicace !

Jeudi soir, à la librairie Libellule et coccinelle (dans le 9e à Paris), avait lieu le lancement de "J'aime mes cauchemars" !

Une belle soirée, avec des bonbons et des chips, des macarons et des carottes, des potes et la famille, un frère et des filles, une librairie géniale, un aigle-loup, une Sécotine-Glu, des enfants et des non-enfants qui me racontent leurs cauchemars, une Amélie Graux prodigieuse et un rêve de livre.

"Moi, je rêve que j'avale des clous"
"Moi, souvent, je rêve que je suis poursuivie par des bûcherons"



Nous, les cauchemars, on n'en fait qu'une bouchée !

Voilà la preuve en images :






Sandrine Kao en visite


avec Amélie


Ses jolies dédicaces


Cherchez le frère




Cherchez les filles ;)


Cherchez l'amoureux ♥


Cherchez les libraires !



La soupe de l'espace, autre trèèèèèèèès belle librairie, en parle avec magie, par ici !








vendredi 11 avril 2014

L'Oeil du pigeon aux Incos !

Très contente !

Contente comme un pigeon.

L'Oeil du pigeon, illustré par Guillaume Plantevin, édité chez Sarbacane sera en sélection pour le Prix des INCORRUPTIBLES 2014/2015 !
Et ça, c'est vraiment super : la perspective de belles rencontres, un peu partout en France et parfois même ailleurs !



Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, un autre album verra le jour en 2015  chez ce même très bel éditeur : Gamine et son roi. 
Ravie. 

D'ici là, mon roman d'aventures, Une drôle d'évasion paraîtra dans leur toute nouvelle collection Pépix, dirigée par Tibo Bérard. 

✿✿✿


En ce moment, c'est mon roman paru au Rouergue, La Meilleure nuit de tous les temps, qui tente sa chance pour le Prix des Incos 2013/2014 et avec lequel je vais bientôt m'envoler pour ... Copenhague !


jeudi 10 avril 2014

J'aime mes cauchemars, c'est aujourd'hui !


J'aime mes cauchemars
Illustré par Amélie Graux
(Gallimard Giboulées)

Il sort aujourd'hui !


Déjà deux jolies chroniques :
celle de La Soupe de l'espace (qui fait rougir) :

et celle sur Pages des libraires :






Ce soir à 18h, je vous rappelle la dédicace / expo à la librairie Libellule et coccinelle (Paris 9ème). 
On vous y attend avec Amélie !



mercredi 9 avril 2014

On n'a rien vu venir à Arras !

Un prix qui vaut le coup d'être vécu, en marge du salon  d'expression populaire et de critique sociale (qui aura lieu le 1er mai !), c'est le Prix Ados en colère.
On n'a rien vu venir était en sélection, avec Mauvaise connexion de Jo Witek (la gagnante !), Le coeur n'est pas un genou qu'on peut plier (Sabine Panet), Ma mère à l'Ouest (Eva Kavian), Swing à Berlin (C. Lambert).

Des rencontres, une remise du prix bourrée de surprises préparée par les élèves des collèges voisins.

Voici en images le compte-rendu de notre journée : (car, wééé ! j'y suis allée avec ma sardine préférée).


Après une journée à papoter au soleil, nous voilà parties pour Arras !


Sardine avait pris sa valise et son sourire. 


Nous avons rencontré 4 classes.
On tient à remercier vivement, de tout coeur, la classe de 3ème du Collège Diderot de Dainville.
Ils étaient ... drôles, bavards, sympas comme tout, plein d'idées : une belle rencontre où on a finalement bien ri.
Et puis merci à la classe de 3ème du Collège Riaumont de Liévin, leurs tenues de gala (magnifiques et classes !), leur énergie contagieuse, leurs sourires et leurs écrits si fins, si beaux.
Une pensée particulière pour Abigail, qui nous a tous tellement touchés, avec son texte si joliment lu : une autre voix pour notre roman.
Je commence à bien connaître cette équipe (la documentaliste et le professeur de français !), j'y suis allée en février pour les Incos et pour le Prix Gayant !!
Merci pour l'émotion.

Des jeunes en colère comme ça ? J'en demande tous les jours !



Présentation des livres par l'association Lire et Faire lire d'Arras. 







Une classe qui avait préparé un petit spectacle "militant" autour d'On n'a rien vu venir !
Merci à vous !



 Abigail, au centre. 









La classe du Collège Riaumont !





d'autres très belles suprises !


(réveillée à 6h33, lu par Léa)


(merci et bravo Morgan !)

Un immense merci aux enseignants et aux documentalistes si impliqués (l'une d'entre eux a présenté On n'a rien vu venir à ses élèves par une sorte de jeu de rôle inventif et malin, histoire  de secouer un peu leurs préjugés, bravo à elle !).




Foncez si vous pouvez le 1er mai au salon d'Arras !!
Merci à François Annycke et Florence Waultre, et aux autres membres de l'association pour tout ce travail. 

vendredi 4 avril 2014

Arpenter le territoire...

Arpenter le territoire de Saint-Quentin-en-Yvelines, je le fais depuis le début du mois de janvier...


J'ai mené (et je mène encore) des ateliers d'écriture un peu partout ... au centre social Pasteur de Guyancourt pour collecter les récits d'adultes non francophones en vue d'une expo à la mairie à l'occasion des 40 ans du quartier, au collège Courbet de Trappes pour le projet, imaginé avec Béatrice Saou avec ses 3ème D : Trappes en 3D et pour la Fête du Conte de St Quentin, en trimballant ma marmite à écrire sur les 7 communes du territoire, pour l'écriture de contes commencés dans une ville, poursuivis dans une autre et finis dans une troisième !

Pour tout ça, j'avais des partenaires de choix : le réseau des médiathèques de St Quentin-en-Yvelines, le Musée de la Ville, la mairie de Trappes, celle de Guyancourt.

Et c'était merveilleux, riche, (crevant), drôle, souvent étonnant/détonnant, presque toujours très émouvant.

Quelques photos prises à l'école André Gide de Magny-les-Hameaux, dans la classe de M. Samson qui a mis le point final au dernier conte : "Les deux mondes" (avec une langue inventée, l'Outloupien !).



Avec Julien, super bibliothécaire !











ça cogite : à partir du texte écrit dans les autres classes, et de nouveaux mots tirés au sort, on imagine la fin de ce conte (très !!) revisité !
Deux autres contes écrits dans les classes de St Quentin : "Le royaume enchanté" (avec un "gnoume" créature mi-gnome, mi-gnou !), et "Contes jaloux"(où le sablier n'est pas rempli de sable mais de mini-loups !) seront bientôt illustrés dans d'autres écoles par les élèves de CE1. 

Bref, arpenter le territoire, passer de classe en classe, écouter, partager, rire et écrire, c'est le plus beau métier du monde. 




Au centre Pasteur, j'ai écouté des gens me parler de leur arrivée en France, voilà le témoignage de W. : 



"J’ai fui la guerre en Syrie, au début de l’année 2011, puis je suis repartie là-bas pour finalement revenir en France définitivement en janvier 2012.

Là-bas, j ‘étais médecin, ici, je ne suis rien.
J’ai peur de perdre ce que je sais, toutes mes connaissances. J’ai peur qu’elles s’envolent petit à petit et que je ne sache plus rien faire.
Ma vie est devenue si compliquée. Si triste. Brusquement.

Quand on nous sommes partis, quand nous avons fui, nous n’avons rien pu emporter. Juste les vêtements que nous avions sur nous. Pas le temps de faire nos valises…

J’aurais voulu prendre avec moi la vaisselle en argent de ma famille, les photos de notre vie en Syrie.
J’ai dû laisser mon chat. Mon chat tout blanc aux yeux bleus. Il paraît qu’il attend encore sur le muret du jardin. Il attend sûrement qu’on revienne le chercher. Je pleure à chaque fois que j’y pense. Il n’a personne contre qui se blottir.

Ici, en France, à Guyancourt, dans le quartier où je vis, j’ai trouvé un peu de paix.
Je sens cette paix autour de moi.

Nous sommes arrivés sous la neige, en janvier. Une neige épaisse comme je n’en avais jamais vu avant.
J’ai mis un second manteau, pour avoir moins froid. Maintenant, je me suis habituée et j’aime l’hiver en France.
Il y a des espaces verts partout, des parcs, des jardins, des fleurs. Partout.

Ici, en France, à Guyancourt, dans le quartier où je vis, j’ai retrouvé le sommeil.
Même si je n’ai pas de nouvelles régulières de mes parents, même si l’argent est un gros souci, même si j’ai tous ces souvenirs violents en tête : je dors enfin. Parce que je me sens en sécurité ici.

Je rêve d’avoir un endroit pour moi, un endroit pour écrire des poèmes, un endroit pour peindre.
Je rêve de rentrer un jour chez moi, en Syrie. Mon fils me dit d’oublier.
Mais comment oublier ?

Comment oublier ce pays si beau, où tous vivaient ensemble, musulmans, chrétiens, juifs, comme des voisins, comme des amis.
Comment oublier les souffrances de mon peuple ?

J’aurais voulu, dans mes valises, apporter l’air de la Syrie, pour le respirer ici.
J’aurais voulu apporter le sable chaud de Syrie, pour y marcher encore.
J’aurais voulu apporter les arbres, la terre, les rivières et les oiseaux de Syrie.

Je rêve souvent de ce pays si vivant, qui me manque."




Quartier du Pont du Routoir (Guyancourt) dans les années 70. 


Au collège Courbet, les élèves de 3ème ont eux-mêmes collecté des récits de vie, autour d'eux, dans leur famille, ou dans une maison de retraite, comme ce fut le cas ce jour-là, avec Monsieur M. : 

"Lorsque je suis né mon père a été mobilisé pour la seconde guerre mondiale. Il n’y avait pas d’hôpital à Trappes et c’est une voisine qui a accouché ma mère. Cette dernière travaillait de nuit, à la gare de triage et dépôt de Trappes, et m’emmenait avec elle sur son lieu de travail car elle n’avait personne pour me garder. Ma mère était résistante, et la nuit elle changeait les pancartes de destination sur les trains allemands. Elle a été dénoncée, et pour échapper à la Gestapo, elle est partie rejoindre sa famille à Niort, en vélo. Moi, j’étais dans une petite remorque attachée derrière. Ma mère m’avait emmitouflé dans des couvertures mais la nuit il faisait très froid. Nous dormions sous les arbres qui nous protégeaient du mauvais temps..." 



Je vous montrerai des photos des deux expos et des livrets qui seront imprimés et offerts aux participants. 



Des petits qui laissent leur imagination "prendre le pouvoir", des jeunes qui s'intéressent à d'autres habitants de leur ville, des gens arrivés en France qui se racontent : 
c'est joli, non ? 


♡♡♡

Ces projets peuvent voir le jour grâce à une réelle volonté des partenaires cités au début de mon article. 
Des projets ancrés dans le territoire, qui donnent du sens aux mots "culture" et "lecture publique". 
















jeudi 3 avril 2014

Soirée de lancement de "J'aime mes cauchemars !"


A l'occasion de la parution de J'aime mes cauchemars, chez Gallimard giboulées : 








Vous venez ?

mardi 1 avril 2014

Bientôt... très bientôt !





J'aime mes cauchemars
Illustré par Amélie Graux
Album à paraître dans quelques jours chez Gallimard Giboulées !
On en parle déjà ici (dossier Pages des Libraires). 












lundi 31 mars 2014

Luçon : alors comment c'était ?

C'était ... bien !

Il y avait :

- des rencontres 100 % touchantes et drôles !

Jeudi
Chez les CM1 de Mme Chadrin à l'école Ste Famille, où les élèves avaient écrit un album à partir du Petit dodophobe : Le petit schoolphobe !








Chez les CE2 de Mme Servant, les questions fusaient, pertinentes !
Les grimaces aussi ;)


Vendredi 
Chez les CM1-CM2 de Mme Commarieu de l'école du Centre, les élèves étaient des critiques littéraires,  et des super poseurs de questions. Ils avaient lu un maximum de mes livres, de vrais spécialistes ^^








Chez les CM1 de Mme Sève (toujours à Ste Famille), les élèves se posaient des tas de bonnes questions sur l'inspiration, les rêves, des questions inédites et c'était chouette comme tout !



Et enfin au collège Sourdy, les 5ème de Mme Bohuon (avec la documentaliste !) m'ont fait la surprise du siècle. 
Ils avaient lu, aimé (adoré) Noël en juillet (premier tome de Roulette russe), redécoré leur salle de classe  transformée pour l'occasion en restaurant Al Capone. Ils s'étaient déguisés, avaient réuni plein de matériel. Il y avait à manger et à boire !
Un bar, de la (fausse) vodka, des truands qui jouent au poker, tous les personnages du roman, un spectacle de chansons et de danses russes, un numéro de ventriloque et ... comment dire ? beaucoup d'émotion. Beaucoup de rires. 
Tout ce que j'aime. 

Et j'ai découvert, donc, mon personnage : le "vrai" Youri. 
MERCI. 




Tomaso


Youriiiii !


Emma


Félix


Flora


Mme Robert


Le ventriloque



Des suspects !


Vassili et Irina









Le samedi et le dimanche, on a dédicacé des tonnes de livres, les élèves sont revenus avec leurs parents.


A Luçon, il y avait aussi :

- une petite bande d'auteurs/illustrateurs pas mal du tout (on peut dire qu'on a bien rigolé), une balade sur la plage, des bénévoles formidables (mention spéciale à Joey qui a retrouvé mon oiseau envolé), un plateau de fruits de mer mémorable et la promesse de se revoir. 



Emilie Vast, bibi fricottin, Chritos, Ingrid Thobois et Anne Crausaz. 





Ingrid Thobois et Fred Sochard


Christos et Fred


Ingrid


Fred


La Souris qui raconte


Christos hyper naturel ;)


Eric Sanvoisin, qui a plein de raisons de sourire




les mains de Fred fimées en direct


la nouvelle formule de La Souris qui raconte : la carte à lire de "Conte du haut de mon crâne", ou comment un livre numérique peut maintenant s'acheter en librairie et se dédicacer. 


Il y avait des gens que je n'ai pas eu le temps de prendre en photos mais avec qui j'ai parlé (parfois beaucoup !!) : Cathy Ytac, Régis Lejonc, Anne Crausaz, Emilie Vast, Cécile Roumiguière, Gérard Dhôtel, Claire Gratias, Thomas Scotto, Julia Wauters, Isabelle Simler, Françoise et Michel Prêtre, , Jean-Michel Payet, Angéline Chusseau et Manon Jaillet des éditions La maison est en carton ...


Un immense merci aux bénévoles et aux organisatrices qui font, à Luçon, un travail de doux-dingues !